Monster Munch

Monster Munch

Indication: -Les titres des articles n'ont rien à voir avec l'histoire
-Pour etre prévenu de la suite, écrire par la messagerie

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-Ana, tu veux une clope?
La tapisserie de Grégoire m'a toujours fait délirer. Un carreau, une vague, un carreau, une vague. Un enchevètrement de trucs moches &disgracieux.
-Non ca va merci.
-Raaaah, t'es pas drole.
Toute une attitude résumée en quatre mots. Ne pas etre drole. J'ai toujours fait parti de ces gens-la, il faut croire. Malgrès le fait que je n'ai jamais compris pourquoi l'on se borne a associer amusement &drogue. <<Si on se drogue pas, on se fait chier>>. Voila la seule phrase a peu près intelligible qu'ils arrivaient a sortir, avant de sombrer.
Pour autant, je m'en fichais. Après tout, s'ils étaient heureux drogués. A vrai dire, ce mode de vie me faisait peur. C'est surement pour ca que j'avais jamais vraiment réussi a m'intégrer au monde des jeunes ados. La peur. Peut-etre un peu de mépris aussi.

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-Des poneeeeys! Partout des poneeeeeeeeeeys!
-Mais non, c'est des cerfs, abruti!
Un pavé, deux pavés, trois pavés. Un pavé, deux pavés; petit saut; cinquieme pavé.
-Comment ca des cerfs?! Hey Ana, tu vois quoi toi?
Moi? Je voyais des pavés. Les pavés que je piétinais, dégoulinants de pluie. Tout ca sentait le goudron mouillé.
-Je vois rien.
Qu'est-ce que je pouvais bien répondre? Que je comptais les pavés? Pitoyable. Je sortais mes clés de ma poche, les faisait jouer dans ma main avant de déverouiller la porte de mon batiment. Batiment B15.
-Allez, entrez.
Je les poussais dans le hall d'entrée, laissant claquer la porte derrière moi. Lisa poussa un petit cri, avant d'éclater de rire, suivie de Fanny.
-Grimpez, allez grouillez-vous.
Je n'avais jamais autant regretté de ne pas avoir d'ascenceur. Elles montaient, donnant l'impression de faire des efforts surhumains pour viser la bonne marche &poser le pied dessus. Gloussant, piaillant. J'ouvrais la porte de chez moi &les poussais a l'intèrieur. Il faisait plus chaud ici. Les gouttes de pluies dégoulinaient sur la vitre du salon.
-Lizzie tu dors sur le canapé. Fanny, viens avec moi.
Lisa ne se fit pas prier. Elle s'écroula sur le canapé, émettant un rire étouffé avant de sombrer. Je montrai a Fanny sa chambre, la laissait entrer avant de fermer la porte derrière elle. Je m'écroulai sur le lit en me promettant de remercier Pierre encore une fois pour m'avoir fait prendre un T3 plutot qu'un T2.
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# Posted on Wednesday, 15 July 2009 at 4:43 AM

Edited on Thursday, 16 July 2009 at 3:09 PM

J'aime les potatoes du mcdo

J'aime les potatoes du mcdo

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Je me réveillais avec une odeur de café, ce matin-là. Il me fallut cinq secondes pour m'asseoir sur mon lit &deux autres pour me souvenir que Fanny &Lizzie avaient dormi chez moi. Je m'appuyais sur mon lit &me relevait. Un pas, deux pas, trois pas. Dur dur le réveil.
-Tu veux du café?
-Non merci, j'aime pas ca.
-Encore?
-Toujours, ahah.
C'est vrai quoi. Le café, personne ne peut aimer. On en boit juste pour ne pas dormir. Ca a un gout tellement... Erk.
-Bien dormi?
Lizzie avait toujours besoin de parler. J'en venais à me demander si elle ne dévelopait pas une sorte de phobie contre le silence. Peut-être un moyen de se sentir moins seul?
-Pas plus que ca.
Il faisait trop chaud pour dormir, positivement parlant. Il devait faire au moins trente degrés à l'ombre, si ce n'est plus. &même avec la fenêtre de ma chambre grande ouverte, c'était le cauchemar.
-On avait bien besoin qu'il pleuve, avec toute cette chaleur. Même si l'air est resté lourd.
-Ouais c'est vrai. Mais la chaleur, c'est pas ce qui t'empêche d'être fraiche &dispo, avec tout ce que t'as du prendre hier. Tu me fais presque peur tiens.
Elle éclata de rire en entendant ma dernière phrase. Un de ces beaux rires argentins &apaisants dont elle avait le secret. Il n'y avait pas plus lunatique &bizarre que Lizzie. &pourtant, qu'elle fille aodrable elle pouvait être.
-Oh meeerde, il est quelle heure?
Fanny entrait en scène. Maquillage dégoulinant, ce qui ne l'empêchait pas de se frotter les yeux, elle cherchait avec horreur l'horloge.
-Quatorze heures, pourquoi?
-Putain, j'avais rendez-vous.
-Rendez-vous? Tu m'en dira tant.
Elle me lanca un regard noir avant de se diriger vers la salle de bain.
-J'vais prendre une douche!
-Ouais, &n'oublie pas que je t'héberge presque quatre jours par semaine chérie!
Lizzie riait. Elle riait toujours, pour rien. Mais bon, mieux vallait rire que pleurer, non?
-Bon, après c'est mon tour. Je sors aujourd'hui.
-Ou ca?
-Je sors, c'est tout.
Je sortais sur le balcon &me calait dans le seul coin d'ombre qu'il offrait. Le soleil, toujours le soleil. C'était crevant d'avoir chaud.

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L'air fouettais mon visage, faisant danser mes cheveux dans une ronde folle. Il faisait chaud, très chaud. Mais après tout il fait toujours chaud. Je pris mon appareil entre mes mains. Nouveau vernis, rouge pétasse. Je zoomais sur les quelques hirondelles qui voletaient dans le ciel. Photo floue. Deuxième tentative.
-Tu aimes toujours autant la photo, à ce que je vois?
-Oh, Pierrot. Que me vaut l'honneur?
-Arrête de m'appeler Pierrot, tu sais que j'aime pas ca.
Je souris, amusée par sa grimace. Pierre me faisait toujours rire, quoi qu'il arrive. Ou bien c'est juste qu'il n'était rien arrivé d'assez grave pour qu'il ne puisse y arriver.
-Tu viens avec moi?
-Ou ca?
-Viens, &c'est tout.
Non, je voulais rester là. J'avais envie de rester là. Je m'assis par terre, au milieu des gerbes de blé. Ou peut-être était-ce autre chose. En tout cas, ca ressemblait fortement a du blé.
-Bon d'accord, on ira plus tard alors.
-Tu n'es pas obligé de rester.
-Mais j'en ai envie.
Il s'assit à son tour, près de moi, &ne dis plus rien. Je reprenais mon appareil en mains, photographiant les gerbes de blé qui avaient l'air de se débattre contre l'horrible chaleur qui pesait. Puis je pris Pierre qui fumait une clope.
-Quand donc arrêteras-tu ces conneries?
-De?
-Non laisse tomber.
Je photographiais une coccinelle qui venait de se poser sur un épi.
-J'ai ammené des bières. T'en veux?
-Ouais.
Je prenais une bière déja ouverte que Pierre me tendais &bu une longue &fraiche gorgée. Ca faisait toujours du bien de boire, même si la bière n'était pas vraiment ma boisson préférée.
-Il est dix huit heures.
Je fixais le portable que Pierre venait de sortir de sa poche. Puis je le pris en photo en train de boire sa bière.
-C'est bon, on y va.
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# Posted on Thursday, 16 July 2009 at 8:54 AM

Edited on Thursday, 16 July 2009 at 3:01 PM